Le type que vous allez lire est un fondamentaliste pur et dur.
Rien que parce-qu'il fait partie de cette "secte", je change de trottoir mais j'ai promis de laisser la parole aux plus extrémistes.
Spirituellement Vôtre ! n'assume pas la responsabilité de cette prose que vous allez déguster à vos risques et périls.
Les Administrateurs
Du fondamentalisme chrétien en général à mon fondamentalisme de chrétien en particulier
Oui, je suis un fondamentaliste chrétien. Je le revendique et je l'assume.
Pour certains, les fondamentalistes sont des imbéciles qui refusent de voir que le monde change. C'est vrai que le monde change. Même un aveugle sait que ce monde va de catastrophe en catastrophe, mais l'homme qui les provoque, ces catastrophes, a-t-il changé, lui ?
Pour d'autres, nous sommes des fous dangereux. Pourquoi ? Aucun chrétien n'a pu commettre aucune agression physique au nom de Dieu car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. Et ce n'est pas parce que l'autre, à Washington, a crié Bible en main, Gott mit uns ! avant de partir en croisade, qu'il est chrétien ! Alors, dangereux ? Oui, dangereux parce que nous rappelons à ceux qui voudraient l'oublier que l'Eternel ne change pas.
Pour d'autres encore, le fondamentalisme est comme une maladie infantile. On m'a expliqué un jour que de nombreux chrétiens passent par là, mais que ça passe. Chez moi, les symptômes persistent et ça ne passe pas. Je suis devenu chrétien et fondamentaliste au même instant il y a déjà pas mal de temps. Les années passent. Et plus j'étudie la Bible, plus ma foi et ma confiance en Dieu se renforcent.
Pensez-vous que l’Ecriture parle en vain ? Pour moi, la réponse à cette question est non, car, en vérité, je vous dis, jusqu’à ce que le ciel et la terre passent, un seul iota ou un seul trait de lettre ne passera point de la loi, que tout ne soit accompli.
D'autres enfin, sont contre le fondamentalisme, par principe. Automatiquement contre, sans réfléchir. Surtout sans réfléchir. On ne sait jamais, c'est peut-être contagieux et rien qu'en se posant des questions on pourrait attraper "ça".
Que nous explique un dictionnaire ? Un fondamentaliste s'attache à ce qui est fondamental. Pour fondamental, je lis : qui sert de fondement, qui a un caractère essentiel, voire vital. Pour fondement, on me dit : assise, base.
La Bible affirme que personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ et pose une question : si les fondements sont détruits, que fera le juste ? Nous savons, heureusement, que ces fondements-là ne seront jamais détruits : avant que les montagnes fussent nées et que tu eusses formé la terre et le monde, d’éternité en éternité tu es Dieu.
Aujourd'hui, chacun croit pouvoir faire ce qui lui plaît et dans les Eglises de ce monde, toutes les "vérités" sont bonnes à dire, sauf une : nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas, à cela nous connaissons l’esprit de vérité et l’esprit d’erreur.
Il faut vivre avec sont temps !
- Une Eglise se demande quelle est la place des pasteurs homosexuels. Que dit la Bible ?
- Une autre Eglise se dit que ce serait bien, pour attirer la clientèle, d'avoir une femme divorcée comme évêque. Personne ne sera surpris d'apprendre que c'est aux USA que pour la première fois une Eglise a franchi ce pas. Il y en a eu d'autres, depuis. Que dit la Bible ?
- J'ai entendu à la fin d'un culte quelqu'un soutenir que les musulmans sont nos frères et que nous avons tous le même Dieu.
- Au cours d'une réunion, j'ai entendu quelqu'un expliquer : aller à la messe et communier avec ses frères et soeurs catholiques c'est très bien, peut-être un peu moins bien que chez nous, mais c'est quand même très bien. Que dit la Bible ?
Oui, tout est permis, sauf une chose, poser une question, cette question : que dit la Bible ?
La Bible nous dit que chacun doit choisir : vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal. C'est la vie ou la mort, le bien ou le mal.
La Bible n'est pas un supermarché où chacun prend ce qui lui plaît : un peu de ceci, un peu de cela. Et ça ? Non, merci, pas ça, je n'aime pas...
Devenir chrétien, n'a jamais été une obligation pour personne. Par contre, un chrétien a des obligations. Etre chrétien, c'est faire un choix, celui de la fidélité à Dieu. Etre chrétien, signifie aussi qu'il faut réfléchir aux mises en gardes : prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par de vaines déceptions, selon l’enseignement des hommes, selon les éléments du monde, et non selon Christ. Et un chrétien qui refuse d'assumer ses obligations doit subir les conséquences de ses décisions.
Alors, quand on me parle de communion avec des frères qui n'en sont pas, je pense à cette lettre de Paul : je vous ai écrit que, si quelqu’un appelé frère est fornicateur, ou avare, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, vous n’ayez pas de commerce avec lui, que nous ne mangiez pas même avec un tel homme.
Quand on veut me persuader que tout passe, que tout change, que rien n'est plus comme avant, je sais que la Bible me dit : connais donc que c’est l’Eternel, ton Dieu, qui est Dieu, le Dieu fidèle, qui garde l’alliance et la bonté jusqu’à mille générations à ceux qui l’aiment et qui gardent ses commandements.
Quand on tente de me prouver qu'il n'est plus possible de lire la Bible comme avant, je rappelle à mon interlocuteur que si nous sommes incrédules, Dieu demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même.
Et à ceux qui l'oublient, je conseille de relire leur Bible : c’est aussi pour eux qu’Hénoch, le septième patriarche depuis Adam, a prophétisé en ces termes : voici que le Seigneur est venu avec ses saintes myriades, pour exercer le jugement contre tous et pour faire rendre compte à tous les impies de tous les actes d’impiété qu’ils ont commis, et de toutes les paroles dures qu’ont proférées contre lui les pécheurs impies. Ce sont des gens qui murmurent, des mécontents qui marchent selon leurs convoitises, dont la bouche parle avec grandiloquence et qui flattent les gens par intérêt.
Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des prédictions faites par les apôtres de notre Seigneur Jésus-Christ. Ils vous disaient : à la fin des temps, il y aura des moqueurs qui marchent dans l’impiété selon leurs convoitises. Les voilà, les fauteurs de divisions, les êtres charnels dépourvus de l’Esprit. Mais vous, bien-aimés, édifiez-vous vous-mêmes sur votre très sainte foi, priez par le Saint-Esprit, maintenez-vous dans l’amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle. Ayez pitié des uns, de ceux qui doutent : sauvez-les en les arrachant au feu. Ayez pour les autres une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair.
Il n'y a décidément rien à faire. Je suis perdu pour ce monde.
Je suis chrétien. Je suis fondamentaliste.
Jean